Okanagan

Okanagan Lavender & Herb Farm

Okanagan Lavender & Herb Farm

Kelowna, Colombie-Britannique
Gagnante d'un Prix Bronze 2019

 

 

 

Kelowna, Colombie-Britannique
Gagnante d'un Prix Bronze 2019

 

 

 

Okanagan Lavender & Herb Farm : grand prix pour petits formats

L’expression « dans les petits pots les meilleurs onguents » sied à merveille à Andrea McFadden. Établie à l’extérieur de Kelowna, en Colombie-Britannique, la famille d’Andrea conçoit artisanalement des produits culinaires et cosmétiques qu’elle conditionne ensuite dans des emballages écologiques. Issue d’une longue lignée d’horticulteurs, Andrea dirige une ferme à intégration verticale, c’est-à-dire qu’on y cultive, récolte, distille et infuse des plantes et des herbes directement sur place en vue de mettre en marché des produits entièrement naturels.

Avant de fonder son entreprise il y 20 ans, Andrea était enseignante en éducation spécialisée. Elle songeait toutefois à se réorienter vers une carrière qui lui rappellerait son enfance dans un verger. Par exemple, l’un des plus beaux souvenirs de ses jeunes années est la cueillette des violettes, qu’elle faisait alors infuser en y versant de l’eau chaude pour créer des parfums à l’intention de sa mère.

« Grandir entourée de toutes ces plantes qui faisaient partie de ma vie a été un grand privilège, dit-elle. Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir partager tout cela avec le monde extérieur en capturant les arômes invisibles pour les transformer en produits naturels. »

L’histoire de l’entreprise d’Andréa est intimement liée à celle de sa famille. Le grand-père d’Andrea, qui possédait une pépinière, a acheté la terre et l’entreprise originale dans les années 1950. Mais il aura fallu attendre 2008 pour qu’Andrea table sur cet héritage en réunissant une équipe composée de son conjoint Dave, de leurs enfants Keely et Liam, et de sa belle-fille Alyssa. Les membres de l'équipe se partagent la responsabilité de tous les aspects de l’entreprise, depuis les opérations jusqu’au marketing et à la gestion des médias sociaux. Des liens familiaux solides ainsi que la fabrication de produits locaux de qualité, faits à la main en petites quantités, sont les clés de la réussite d’Okanagan Lavender & Herb Farm.

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Un des traits distinctifs d’Okanagan Lavender & Herb Farm est l’utilisation d’emballages écologiques et l’élimination du plastique. Au début, l'entreprise emballait les savons, les thés, les confitures et les produits pour le corps dans des bouteilles en verre et des boîtes en aluminium, mais elle s’est depuis tournée vers des matériaux plus durables.

« Lorsque nous visitions des foires commerciales aux États-Unis, nous remarquions qu’un grand nombre de produits étaient conditionnés dans du plastique, explique Andrea. Nous avons alors avons décidé qu’en tant que détaillant, nous serions socialement et écologiquement responsables. Nous croyons que les emballages utilisés par Okanagan Lavender & Herb Farm encourageront d’autres entreprises à nous suivre dans cette démarche. »

La compagnie est l’une des premières en Amérique du Nord à utiliser des contenants faits de copeaux de bois, sans microplastique et entièrement biodégradables. Les pots destinés aux cosmétiques à base d’huile sont fabriqués par Sulapac, une entreprise finnoise, et sont conçus de manière à se biodégrader complètement en 24 mois.

La ferme de huit acres a franchi un pas supplémentaire dans la préservation de l’environnement en cultivant des plantes sans recourir à des herbicides ni à de la machinerie. Les semis et les récoltes se font à la main, ce qui réduit d'autant plus son empreinte écologique. En outre, comme agents d’accentuation pour sa gamme de produits, Okanagan Lavender & Herb Farm utilise des huiles, des beurres et des essences organiques issus du commerce équitable.

Andréa est très excitée d'avoir remporté l’un des Prix Bronze du Concours de bourses pour petites entreprises. « L’argent de la bourse servira à embaucher une firme de marketing locale pour accroître la visibilité de la ferme sur Internet, déclare-t-elle. J’aimerais également augmenter nos ventes en ligne et concevoir des contenus numériques attrayants pour améliorer notre site Web et notre présence sur les médias sociaux. »

APPRENTISSAGES

La gestion d’une petite ferme familiale a permis à Andrea de tirer des leçons qui sont uniques à son entreprise. En se basant sur son expérience, elle offre ces conseils aux propriétaires de petites entreprises :
 

  1. Soyez conscient des écueils

    Les entreprises agricoles sont entièrement tributaires du climat et des aléas. Andrea croit qu’en étant conscient des écueils possibles, on peut se préparer au pire et adapter à l’avance ses activités.

    « Les cultures sont exposées aux éléments comme le gel et les feux de forêt, qui peuvent causer de grands dommages, précise-t-elle. C’est une pression de plus sur nos épaules. Nous avons aussi constaté que 80 % de nos ventes se réalisaient sur deux mois. Nous avons dû nous adapter et investir dans notre boutique en ligne afin que nos clients puissent acheter nos produits l’année durant. »      

  2. Tirez profit des forces de vos employés

    Andrea accorde une très grande importance au maintien d’un environnement de travail valorisant, qui exploite positivement les forces et les passions de chacun des membres de sa famille.

    « Il est déjà incroyable que je puisse employer mes trois enfants, mais je veille également à ce que tous travaillent en fonction de leurs intérêts. Ma fille rédige la totalité du contenu, ma belle-fille est notre directrice de production et mon fils s’occupe de la distillation, des finances et de la gestion du site Web. Cette division des tâches me permet de me concentrer exclusivement sur les plantes! », poursuit-elle.

  3. Croyez en votre passion

    Certains doutes exprimés quant à la réussite de son projet auraient pu décourager Andrea, mais elle croyait en sa passion et elle a poursuivi sa route.

    « Beaucoup pensaient que le modèle de ferme intégré verticalement ne serait pas viable sur le plan économique, se remémore Andrea. Quelqu’un m’a même suggéré de me concentrer sur la pomiculture, qui donne le plus haut tonnage par acre, mais cette culture ne correspondait pas à mes rêves ni à ma vision. Si vous croyez en votre entreprise et que vous en comprenez bien les rouages – tout en y travaillant –, vous trouverez le moyen de la faire prospérer. »